Le Carnaval de Guingois part1
:
Par ordre d'apparition / Saltimbanques
2-Le Carnaval de
Guingois
A/
Arrivées
1-
Par ordre
d’apparition…
Oyez !
Oyez ! Bonnes gens ! Oyez ! Oyez ! Venez vous
réchauffer au bois du Carnaval de Guingois ! Venez admirer les
mouettes rieuses et l’ineffable Crapaud du ressac ! Vous
y verrez aussi quelques founambules, un Lapin chasseur et ses
railleries mesquines en guise d’amuseur ! Une Corneille
bailleuse qui alanguie, s’ennuie ! Un Pierre (sans le
loup, je le précise) et une tendre Princesse ! Une myriade
d’insectes facétieux dont le Lucane au cerveau lent ;
Dame Nature jonglant avec le vent, les éléments ! Des
Arlequins, des clowns, des magiciens, des marionnettes, guignols et
autres pantins désarticulés ! Une escadrille de joyeux
drilles, des chevaliers, des palefreniers, autant de vieux grigous,
gredins et flibustiers, de gourgandines se dandinant, de
footballeurs éclopés, de danseurs clopin-clopant et enfin pour
mener la danse et vous faire rentrer dans la farandole,
laissez-vous guider par ces espiègles lurons que sont les
Saltimbanques ! ! ! Mais tout de suite, et pour
commencer : Musique !
2-
Saltimbanques
On
jongle, on rit, on joue, on
contrepète ;
Nos mots
crus, nos mots fous :
Saperlipopette !
Fils de
Mandrin ou Pères Noël, bougres de
rabougris !
Romantiques
aux mots cruels ; sapri, sapri, sapri,
sapristi !
Un peu
Pierrot, un peu Charlot,
Et quelque
fois Quasimodo ;
Un peu
menteur, un peu voleur,
Toujours en
or est notre cœur.
En
équilibre, sur un fil,
Défiant
l’attraction universelle.
On peut
paraître débile,
Incarner un
rôle éternel.
Parfois
penchés sur nos nombrils ;
Grands
séducteurs de belles. (Bêle, belle, petite
chèvre…)
On
tambourine, on gratte, on flûte ; turlututu, haute contre
zut ;
Ces
victimes que l’on croque, ne sont ceux que dont on se
moque…
On mime, on
marionnette ; en ombres, en douces
silhouettes ;
Sur la
scène on captive les âmes, ailleurs se jouent des
drames…
Un peu
Pierrot, un peu Charlot,
Et quelque
fois Quasimodo ;
Un peu
menteur, un peu voleur,
Toujours en
or est notre cœur.
En
équilibre sur un fil,
Dev’nant attraction
universelle ;
Malgré nos
airs débiles,
d’éternelles
ritournelles,
On
s’égocentre sur nos nombrils,
Et puis
l’on rêve de nos
belles…
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